Un dossier locatif sur dix-huit contient au moins une pièce falsifiée. Et la qualité des faux, depuis l'arrivée des outils IA grand public, a fait un bond. Voici ce qu'on voit passer en 2026 — et comment Docapass arrête 92 % de ces dossiers avant même qu'ils n'arrivent sur votre écran.
Le faux a changé de nature
Jusqu'en 2023, fabriquer un faux bulletin demandait une compétence technique : Photoshop, un peu d'œil pour les polices, et beaucoup de patience. Les défauts étaient grossiers — une date qui ne correspondait pas, un total faux de 30 €, un cumul annuel improbable.
Aujourd'hui, des outils en ligne génèrent en trente secondes un bulletin de paie cohérent sur trois mois, avec cumuls qui s'additionnent, cotisations URSSAF plausibles et numéro de SIRET d'une vraie entreprise. La fraude n'est plus l'apanage du faussaire ; elle est devenue accessible.
« Sur les six premiers mois de 2026, on a vu plus de fraudes documentaires que sur toute l'année 2024. Le saut est brutal. »
Ce que Docapass regarde — et que vous ne pouvez pas voir
L'œil humain regarde ce qui est lisible : un montant, une date, un nom. Notre moteur regarde le reste.
01 — Métadonnées du PDF
Le fichier dit qu'il a été généré par le logiciel de paie d'une entreprise. Mais l'auteur du PDF est « John Doe » et le logiciel d'origine est Microsoft Word. C'est un faux.
02 — Cohérence inter-pièces
Le bulletin indique un employeur. L'avis d'imposition n'a aucune trace de revenus de cette entreprise sur l'année précédente. Croisement automatique.
03 — Signature visuelle de l'éditeur
Chaque éditeur de paie (Sage, Cegid, Silae…) a une signature graphique : alignements, espaces, polices. Notre modèle reconnaît la signature et signale les écarts.
04 — Cumul annuel impossible
Le cumul de mars dit 12 200 € net. Le cumul de février disait 7 500 €. La différence devrait être 3 850 € — elle est de 4 700 €. Dossier rejeté.
Et concrètement, dans votre quotidien ?
Si vous gérez plus de cent dossiers par an, vous en avez croisé au moins quelques-uns. Le bulletin un peu trop net. L'avis d'imposition aux marges suspectes. Le contrat de travail avec une typographie qui ne ressemble à rien de connu.
Quand un candidat dépose son dossier via Docapass, l'analyse tourne en quelques secondes. Les pièces vérifiées arrivent dans votre file de traitement avec un score, un drapeau si une anomalie est détectée, et — c'est ce qui compte — une note humaine claire qui vous dit pourquoi le moteur a tiqué.
Vous gardez la décision. Notre modèle ne refuse personne tout seul ; il vous donne les éléments pour ne plus jamais signer un bail sur un faux dossier sans le savoir.